Une chaise vide…

24 juin 2012 - soljj

Vide, elle le restera; c’était la chaise de Louis où il aimait s’asseoir à l’heure de la sieste, à l’ombre du vieux chêne, face à son « Domaine ».
Louis vient donc de nous quitter; pour nous, Louis, c’était « Baignereau », la personnalisation même du site, avec sa porte ouverte, été comme hiver, maintien sans doute d’une vieille tradition d’hospitalité…et prétexte aussi à quelques « canons de rouge » partagés.
Louis, c’était la chienne Tanbelle, partie peu de temps avant lui, les chiennes Tanbelle devrait-on dire puisque le nom perdurait depuis si longtemps! Il fut l’un des irréductibles vignerons de la commune, abandonnant à regret le célèbre Vignoble des Côtes…l’adversaire de la destruction des bouchures, des fossés et des mares…notre météorologue local qui nous renseignait sur l’influence du « Vent de la Messe des Rameaux » ou ses records de chaleur « 45 degrés devant ma grange, je vais pas prendre la température de ma cuisine! ».
Ce fut également un collaborateur de notre site, un peu la mémoire de Braize, contribuant notamment à la recherche du « Parler braizois » et, curieusement, son décès vient nous rappeler un autre terme oublié: on n’aurait pas demandé « Pour qui sonne ce glas?…mais: Pour qui sonne-t-on ces jointes ? »
En fait, c’est peut-être le dernier « Vieux Sage » de Baignereau qui vient de disparaître…Bonne route Louis.

J.J.Martin

2 Responses to “Une chaise vide…”

  1. laurent dit :

    « Feu le Louis » comme tu aurais dit.
    Ca va faire bizarre de trouver la porte fermée cette été et de ne pas aller prendre un verre chez toi. Déjà que l’on n’avait plus les aboiements de Tanbelle pour nous réveiller le matin.
    Tu avais surmonté tant de problèmes de santé que l’on pensait que tu passerais celui-là.
    Une époque se termine …

  2. Jean dit :

    Dans l’article, on mentionne la contribution de Louis à la page consacrée au Parler Braizois; lui-même employait encore quelques uns de ces vocables oubliés. Par exemple, quand vous lui demandiez s’il regrettait d’être resté célibataire: « Ah dame, ça aurait été ben utile d’avoir une femme à la maison pour faire la RAVASSERIE quand j’avais encore mes terres! »
    Mais, à cette époque, on ne parlait ni égalité, ni parité…

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