Braize a son « Arbre de la Laïcité »

19 décembre 2015 - soljj

arbre de la Laïcité

J’ai retrouvé mon Histoire de France de Lavisse (cours supérieur 1ère année – Certificat d’Études)…il n’y avait pas encore de bascule, mais le vénérable noyer était bien là. Notre institutrice nous conduisait en rang jusqu’à la Route de Meaulne où avait lieu la première dislocation, mais les élèves du Bourg devaient rester groupés jusqu’au fameux noyer et la maîtresse surveillait la troupe depuis le carrefour!

Solange Lalevée, Maire de la Commune, et son Conseil municipal ont donc fait planter ce nouveau « Noyer de la Laïcité » sur la Place de la Bascule; au cours de cette petite cérémonie, elle n’a pas manqué de rappeler ce que pouvait symboliser cet arbre…la presse s’en est fait l’écho.
J’ouvre simplement mon Lavisse et je lis:
Œuvre scolaire de la Troisième République :le premier devoir de la République est d’instruire le peuple pour le rendre capable de se gouverner lui-même.
Plusieurs lois préparées par un grand ministre, Jules Ferry, et votées de 1881 à 1886, ont rendu l’enseignement primaire gratuit, obligatoire et laïque,, c’est à dire neutre au point de vue religieux.
La Troisième République a créé pour la première fois des lycées et des collèges de jeunes filles. Elle a réorganisé les universités; on y enseigne maintenant tout ce que les hommes ont appris peu à peu au cours des siècles et les savants y travaillent à de nouvelles découvertes.
Pendant longtemps, les lycées et les universités ont été fréquentés surtout par les enfants riches ou aisés. Mais, de plus en plus, grâce à des bourses et à la gratuité des études secondaires, les enfants peuvent, sans distinction de fortune, faire des études complètes s’ils sont intelligents et travailleurs.

En 1869, le Maire de Braize, M. le baron de Lalleman, fit construire la première école communale…on pouvait lire, sur la façade, cette inscription gravée dans la pierre: « PRIE ET TRAVAILLE », devise fort honorable sans doute, mais quelque peu réductrice quant au parcours d’une vie? Ce « témoignage » disparut dans les années 1950, au cours de la rénovation de la façade du bâtiment principal…à quand la plantation d’un « arbre de la tolérance »?

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