Beauregard…une ferme en 1930

28 novembre 2014 - soljj

Beauregard autrefois (bandeau)

Vous pouvez retrouver l’intégralité des articles consacrés à ‘Beauregard 1930′ sur la page du site:

Beauregard… une ferme en 1930

 

Braize…du Foyer Rural à la Salle Socioculturelle

19 octobre 2014 - soljj

inauguration  b

Dimanche 19 octobre 2014…Hier, on inaugurait la nouvelle « Salle Socioculturelle » ; M le Sous Préfet, M le Député, M le Sénateur, M le représentant du Président du Conseil Général, Mme la Conseillère Générale…Braize était pour un jour Capitale de l’Arrondissement !
Et alors que Solange Lalevée, Maire de la Commune depuis le décès de Guy, concluait en récapitulant le nombre de « Mercis » qui avaient été formulés – une cinquantaine, adressés aux élus, collectivités, organismes, particuliers…à l’État également, faisait malicieusement remarquer M le Sous Préfet – je cherchais, parmi la nombreuse assistance, ceux qui avaient participé à l’avènement de ce qui avait bien été notre première « Salle des Fêtes ». Deux ou trois, peut-être pourraient encore rappeler l’énorme travail collectif qu’avait représenté la mise en place du « Foyer Rural de Braize »…c’était, il y a quelque 65 ans ! Je ne me souviens pas d’inauguration, de subventions diverses, mais on a dû omettre, à l’époque, de remercier tous ceux, et ils furent nombreux, qui, bénévolement, participèrent à cette aventure …


foyer rural

L’été des Cistes 2014

31 août 2014 - laurent

L’Office de tourisme Aumance-Tronçais a renouvelé cette année l’opération L’été des Cistes, qui consiste en une chasse au trésor pour retrouver les pièces d’un puzzle dissimulées dans des endroits spécifiques des seize communes du pays de Tronçais. Une façon ludique de découvrir le pays et une occasion de faire des rencontres sympathiques.

cistes 2014

Merci à l’office de tourisme de ne pas avoir choisi une photo de chasse à courre cette année.

Images de Baignereau

10 juin 2014 - soljj

baignereau se rajeunit

Quel rapport entre ces deux images?…sauf à conclure qu’un coup de jeune s’imposait…

la martre de Baignereau

Elections municipales et communautaires 2014 à Braize

23 mars 2014 - laurent

Les résultats des élections municipales et communautaires de Mars 2014 à Braize sont disponibles à l’adresse:
http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/003/003037.html

Braize… un logo, des chemins, des sentiers.

2 février 2014 - soljj

braize-logo

…source: Bulletin municipal janvier 2014

Braize-ses rues

2014 à Braize…en images

2 janvier 2014 - soljj

des nouvelles de Braize

« Bonne Année…Bonne Santé »…souhaitait-on dans les années 1930 quand le « Premier de l’An » était encore le jour des (maigres) étrennes.
St Antoine-St Blaise-invitation

Braize et ses Lieux Dits

30 octobre 2013 - soljj

église de Braize - 1970C’est plus un jeu qu’une recherche approfondie, avec toutefois quelques emprunts à M.Piboule (Mémoire des Communes bourbonnaises) et M.Bonin (Noms de lieux en Bourbonnais). Vous pouvez contribuer…et Corriger !
BRAIZE pour commencer, bien sûr…L’origine du nom de la commune a fait l’objet de diverses interprétations, fondées sur la topographie des lieux (ancien français brai = boue, marécage) ou sur l’étymologie (brûlis, de l’ancien français brésil = un défrichement par le feu)…sur le légendaire également : le village aurait été reconstruit sur les ruines d’une cité dévastée par un incendie. La première proposition paraît assez justifiée, de par la situation de l’ancien village ; on retrouve d’ailleurs ce toponyme « Les Braizes » en Bourbonnais, à Monestier, il est également fréquent en Bretagne et Normandie, renvoyant à des cours d’eau ou des hameaux, avec toujours ce sens probable de lieu marécageux.
Et puis Baignereau, notre site ; ce n’est pas le suffixe eau qui nous vaut nos terrains humides, mais la racine (balneum = baignade) ; les registres paroissiaux en fournissent une remarquable variété orthographique, de Beignereau, Bègnereau à Baignereau, avec cette forme ancienne (et pédante) Bagnerault !
Pour rester dans la boue, passons aux Pâturaux ; d’après G.Sand « Le pâturail est un dernier vestige de la vie pastorale et nomade ; il n’existe que dans les parties centrales de la France. C’est un vaste enclos, abandonné de temps immémorial aux caprices de la nature et vierge de toute culture. Ce sont des terrains fermés de haies impénétrables et tout remplis de broussailles, avec une mare creusée et plantée dans un coin ; l’herbe n’y pousse ni belle, ni bonne. » On distinguait ces Pâturaux par le nom de leur propriétaire « les Pâturaux de Untel » ; ils couraient (lentement) de l’ancien taillis du Champ de Balais aux limites de la commune, en s’égouttant péniblement vers la rivière Sologne.
A une autre extrémité de la commune, Tizais, toponyme sans doute encore en rapport avec l’hydrologie du lieu (cf les sources de Thizon près de Montluçon). Près de là, La Croix Pétouillon, où serait enterré un meunier de mauvaise conduite à qui le curé de St Bonnet aurait refusé une sépulture chrétienne, est située au carrefour de deux chemins boueux (la pétouille = la patouille, la boue)…ce fut aussi le lieu où les « Meneux de loups » rassemblaient leur meute…autres temps ! A proximité, le Chemin des Muletiers et le Chemin des Bannes (les tombereaux) nous rappellent l’époque des convois qui transportaient le charbon de bois et le minerai de fer vers les Forges.
Redescendons dans la vallée pour trouver les Etangs Roux, l’Etang du Ris…plus difficile, même en s’amusant, celui de Pouveux (Povereux sur la Carte de Cassini)…osera-t-on « Pouveux-tu le croire ? » curieuse forme du verbe pouvoir ! La Martinière aurait pu être le domaine des Martin (des ancêtres ont bien traîné par là, mais plus tard) ; son étang alimentait un ancien moulin, autre moulin à La Leû, un autre près de Tizais, d’où notre Pas de la Mule qui devait être le Gué de la meule qui y conduisait.
Les Etablissements de Laloeuf, annexes des Forges de Tronçais et Morat ont laissé leur nom à La Pointerie près de laquelle les écoliers du début des années 1900 découvraient encore les pointes nécessaires à leurs travaux de bricolage et Laloeuf avait désigné un fief exempt de toutes taxes seigneuriales (cf les francs alleux)…
Au nord, La Goutte (gutta = source) pourrait indiquer la présence d’une source coulant goutte à goutte.
Plus poétiques, l’Hirondelle et son superbe panorama et Les Alouettes sablonneuses dominant la vallée vers le Cher ; à la sortie du village, La Cornille, variation de corneille ? Bucoliques, La Queudre (du latin corylus = le coudrier) aurait été un lieu planté de noisetiers, alors que Verneuil serait la clairière des aulnes (aulne ou vergne selon le lieu). Moins rutilant, Le Pré Doré n’aurait été que le pré de l’orée (orée de quel bois…ou limite de la paroisse ?).
Des faciles maintenant : Beauregard -les deux fermes chères à soljj… Les Champs de Balais ou champs de genets, défrichés par nos aïeux « chaveurs de balais »…La Chasserie, un terrain de chasse devenu vignoble connu, sinon réputé…dans le même registre, on a aussi Le VignotLes Gravières et ses anciennes vignes (on pourrait déguster un cru des Graves de Braize)…La Feuillée (le Feuillet sur d’anciennes cartes)…Puy Aigu (podium = lieu élevé)…Les Landes Blanches, éclaircies par les troupeaux bien avant les prélèvements de Nicolas Rambourg pour ses Forges de Tronçais…la planchette que l’on passait sur « la mesure » pour araser les grains de blé aurait-elle donné son nom aux terres cultivées Des Planchettes ? Ou, plus simple, le labour en planches ?
La Pacaudière, dérivé de pacage, le pré…Flambert et Les Gallerands pourraient être d’origine germanique, le second désignant les corbeaux et le premier un rapport avec quelque péril…Le Champ de la Chapelle, sur notre Allée des Templiers, de même que La Mimonerie (La Limonerie d’après M.Piboule)…La Verrerie où l’on peine à imaginer une industrie du verre qui n’aurait laissé aucune trace…La Rouesse, près de l’église fut un ancien taillis et ses labours découvraient régulièrement la trace noirâtre d’anciennes meules de charbon de bois.
D’après M.Piboule, également, le plateau des Saladins devait être un lieu de défense, entouré de ravins marécageux et de surveillance, tout comme celui de La Commanderie.
Et pour terminer sur des origines nobles, nos deux implantations monastiques : celle de La Commanderie du Temple de Braize, sur un tertre dominant la vallée marécageuse, la seconde, de l’Ordre des Hospitaliers donnera naissance au bourg actuel, La Bruyère de Braize, parfois orthographiée Bruère, ou Les Breures dans la paroisse voisine.
Une dernière énigme : M.Bonin cite le lieu dit Carrouge à Braize, avec le sens de carrefour, sans qu’on puisse le localiser…Des voisins de Baignereau ont relevé, sur un acte de vente, leur maison « sise au Carré Rouge », et nos grands parents maternels, originaires de Baignereau parlaient des « Carres Rouges »…le cadastre napoléonien de 1834 mentionne, lui, le Carrefour des Six Chemins, près de La Croix Bonnefonds (Bonnefont…encore et toujours de l’eau !)
Braize lieux dits (b)

Du Chanvre à Braize !

14 septembre 2013 - soljj

étang de PouveuxL’idée de cet article vient de m’être suggérée par un ancien camarade d’école avec ce souvenir: à Pouveux, dont le pré faisait partie des terres de notre ferme de Beauregard, le propriétaire attachait sa barque à de grosses pierres plates, proches de la cabane de pêcheur. D’après lui, ces pierres étaient utilisées, à l’origine, pour maintenir au fond de l’étang les bottes de chanvre mises à rouir pendant quelques mois.
Bien d’autres preuves attestent l’importance de cette culture jusque dans les années 1900…Un arrière-grand-père fut tisserand-chanvreur à Bardais; un oncle lointain exerçait la même profession à St Bonnet le Désert…les rivières Marmande et Sologne furent largement utilisées pour le rouissage évoqué ci-dessus…Le vieux placard de la chambre à Beauregard renfermait encore plusieurs chemises faites de cette toile plutôt « raide »; des « boussons » de filasse de chanvre traînaient encore dans le grenier, de même qu’un rouet et des quenouilles…Nous gardons précieusement un torchon et une nappe utilisés pour déposer rôtis et boudin quand grand-mère Madeleine « tuait le cochon »…et, dans les années 1930, une jeune mariée refusa tout net les gros draps de toile que lui proposait une grand-mère, s’attirant cette réplique « Dame, vous, les jeunes, vous n’avez pas la peau des fesses faite comme la nôtre! »
Rouissage, broyage, teillage, cardage, filage: de nombreux sites décrivent et illustrent avec précision ces étapes…Peut-être les « Peigneurs de chanvre » du Forez ou du Livradois venaient-ils proposer leurs services à nos paysans, contribuant, comme les « Scieurs de long » de la forêt, à la propagation des « idées nouvelles » chez les dociles habitants de ces lisières du Massif Central…

Mais le souvenir le plus précis reste celui de notre matériel à fabriquer les cordes, une sorte de rouet qui devait utiliser autrefois le chanvre produit à la ferme, remis en service avec les pelotes de ficelle de sisal employés par la moissonneuse-lieuse acquise en 1936. On faisait des câbles pour arrimer les charrettes de foin ou de paille, des guides (des rênes) pour les attelages de chevaux…on me permettait de participer à la fabrication des « cordes à veaux » destinés à les attacher près de leur mère.
A droite, une partie fixe avec quatre crochets qu’on peut solidariser à l’aide de la planche en croix percée de quatre trous; elle permet d’abord de réunir plusieurs fils qui seront tordus à part pour former un toron, ces torons seront réunis ensuite en un seul câble. A gauche, la partie mobile, avec un crochet plus gros et une manivelle qui tourne en sens inverse…ce « traîneau » suit le raccourcissement du câble dont la régularité est assurée par la pièce bizarre en forme de croix allongée qui maintient les torons séparés et qui vient peu à peu vers la partie fixe…Bien sûr, le « maître d’œuvre » se chargeait de la tenue de ce guide et des épissures finales!
…et si ce matériel restait encore dans quelque grenier braizois?

h rouet de cordier

Jean Boutoute, curé de Braize…et prêtre réfractaire.

8 septembre 2013 - soljj

Boutoute, prêtre réfractaire

Ci-dessus, deux actes de baptêmes, célébrés en 1787 en l’église de Braize, l’un par son curé, J.Boutoute, l’autre par le curé Hèrault, de la paroisse voisine de Saint Bonnet le Désert, « laïcisée » provisoirement en Désert sur Sologne…Le premier refusera de prêter serment à la Constitution civile du Clergé en 1791 et connaîtra l’emprisonnement et la « déportation maritime » ( d’après « Les martyrs de la foi pendant la Révolution française »), le second deviendra « prêtre constitutionnel », ainsi qu’il le précisera le 22 novembre 1792 sur les registres paroissiaux de St Bonnet.